Une première série d'oeuvres sacrées
s'organisait autour d'un événement,
d'un avènement, d'une naissance.
La petite flamme de la vignette
vous permet encore d'y revenir !

Le dernier chapitre est marqué
par une nouvelle présence.
A la lumière de la flamme
sont opposées les ténèbres de la mort.
Un regard vide succède à celui de la bohémienne.


Le thème de la Madeleine pénitente est encore un sujet récurent du baroque et de la Contre-Réforme. Pour l'illustrer, un unique détour en dehors du domaine de Georges de La Tour nous conduit à Rome, à la Galleria Doria-Pamphili. En dernier clin d'oeil au maître italien tant cité dans ces pages, c'est la Madeleine du Caravage que vous pouvez accueillir, le regard baissé dans son silencieux repentir.Comme toutes les autres, en ce temps de redressement doctrinal, elle incarne aussi le repentir qui motive l'église romaine en restructuration, en redressement moral. Le propos est toutefois ambigü, puisque le personnage de la Madeleine est un amalgame mal défini de plusieurs figures des Evangiles : la femme adultère (Jn 8.1-11), la pécheresse de Béthanie (Mt 26.6-13), Marie soeur de Marthe et Lazare (Jn 12.1-8), Marie de Magdala, témoin de la résurection (Mc 16.1-20)...

Parmi les diverses versions réalisées par Georges de La Tour, en voici trois. Elles sont désignées par le nom du propriétaire qui les détenaient avant qu'elles se retrouvent dans les musées qui les montrent aujourd'hui. Chacune de ces oeuvres magistrales pourrait servir de point final à ce parcours lorrain. Mais dans ces diverses versions, Georges de La Tour propose des lectures variées de ce thème ultime. Vous avez donc le choix entre trois conclusions différentes, trois réponses provisoires au questionnement de Madeleine.