L'évolution des modèles cognitifs et la connaissance.
La Connaissance à l'inverse de l'information repose sur engagement, systèmes de valeurs et de croyances, sur l'intention. La connaissance bâtie à partir de l'information est pour faire quelque chose, pour agir. L'information et la connaissance ainsi que le dit G. Bateson sont : «La nouvelle d'une différence».
Cette différence permet de construire un autre point de vue, de rendre visibles les objets invisibles, les liens inattendus.
Tenant du constructivisme, J. Piaget dit que : «L'acquisition d'une information se traduit par une "perturbation" qui va entraîner chez l'individu un "déséquilibre" du champ cognitif
et exiger un travail de synthèse pour assimiler, intégrer, critiquer, admettre, ajouter cette nouvelle dans un champ cognitif alors enrichi (modèle en INRC)».
Logique et science de l'esprit, avec les conférences de Cambridge et de Macy aboutissent aux grands axes de développement des sciences cognitives avec Herbert Simon, Chomsky. L'intelligence humaine est considérée
comme semblable à l'ordinateur et la cognition peut être définie comme la computation de représentations symboliques à partir de règles (éléments qui représentent ce à
quoi ils correspondent). Ils présupposent une représentation du monde, une intentionalité, mais entraîne le traitement séquentiel de l'information (interaction avec la forme des symboles pas avec leur sens).
Le cerveau ne peut pas effectuer des traitements séquentiels trop importants, car trop localisé (goulot d'étranglement de Von Neuman).
Le connexionnisme et le traitement de l'information dans le cerveau considéré comme un ensemble de cellules constamment actives qui reçoit de l'information, la développe, la perçoit, prend des décisions (neurones détecteurs de traits), qui sont des attributs de l'objet représenté : orientations, contraste,
vitesse, couleur, système perceptif et système évaluatif (lieu conceptuel, associations mnémoniques, action), notion de canaux étiquetés Le traitement de l'information n'est plus conçu comme unifié, mais comme acentré : Qu'en est-il de l'esprit à travers la science ou l'expérience vécue, comment
les phénomènes habituellement attribués à un soi pourraient-ils émerger en dehors d'un soi proprement dit, cela nous renvoie aux propriétés d'auto-organisation ou d'émergence
des systèmes cognitifs. En effet, le cerveau n'est plus géré au moyen de règles ou grâce à un dispositif central.
L'émergence : De structure distribuée, doué de capacités autonomes et auto-organisatrices, le cerveau opère de façon distribuée, ses connexions se transforment au cours de l'expérience, chaque élément fonctionne dans son environnement local. La cognition est l'émergence d'états
globaux dans un réseau de composants simples. Tous les éléments doivent coopérer. L'information et l'interaction sont nécessaires à la construction des connaissances. La connaissance est une croyance
justifiée, vérifiée, produite et soutenue par l'information vue sous l'angle syntaxique (volume) ou des contenus (sémantique).
L'énaction ou l'action productive : le couplage structurel de « nos choix et de ce que nous retenons de nos choix » fait émerger
un monde (un monde de significations, qui évolue en permanence et
qui en forme un nouveau (comme dans l'histoire de l'évolution) au
fur à mesure de l'action.
Ref: Jo Link-Pezet, E. Lacombe