FONDATION JACQUES-EDOUARD BERGER: À la rencontre des Trésors d'Art du Monde

Internet : A la rencontre des trésors d'art du monde (1994)

En novembre 1993 disparaît brusquement notre fils Jacques-Edouard, dont la vie a été consacrée à l'art et qui au cours de ses très nombreux voyages a laissé quelque 100'000 diapositives. En février 1994, j'apprends incidemment l'avènement du premier navigateur Mosaic, développé au NCSA (National Center for Supercomputing Applications) en avril 1993. J'en conclus qu'une technologie aussi nouvelle peut à la fois tirer parti de la collection de diapositives de notre fils et simultanément prolonger son action. Avec le concours de Jacqueline Dousson et de Francis Lapique, collaborateurs scientifiques de l'EPFL (École Polytechnique Fédérale de Lausanne) nous mettons sur pied, dès juin 1994, " A la rencontre des trésors d'art du monde " http://www.bergerfoundation.ch, l'un des premiers sites de ce type sur Internet : " (...) une nouvelle approche de l'art nous est proposée. Tirant parti de la spécificité multidimensionnelle et à plusieurs niveaux que permet le réseau INTERNET enrichi des ressources du WORLD WIDE WEB, notre propos est de jeter à la fois une nouvelle lumière sur l'art et la façon de le contempler. A la différence de la manière habituelle, qui consiste surtout à établir des banques de données dans une perspective historique ou documentaire, notre ambition est de concevoir et de réaliser une approche originale de chaque programme en prenant en compte et en soulignant à chaque fois un trait particulier afin non seulement de fournir de l'information, mais de susciter une expérience nouvelle en accord avec une nouvelle technologie."

Depuis lors, grâce à l'équipe faite d'amis, les programmes se sont multipliés en empruntant de plus en plus la voie du multimédia (texte, images, son). Le site compte actuellement quelque 2000 visiteurs par jour qui se répartissent dans plus de 20 pays. Le site continue d'évoluer. Ainsi les conférences de Jacques-Edouard Berger seront mises progressivement dans leur intégralité sur Internet (Cf. Tombeau d'Ousirhat, 2 parties chacune de 45 minutes). D'autres projets transversaux sont à l'étude.

RB, avril 2003