ITALIE

Principaux sites concernés

  • A la découverte de la Renaissance, ou... à la découverte de soi-même! Car l'"homo novus" qu'a forgé de toutes pièces l'humanisme toscan demeure notre frère; nous appréhendons l'espace comme lui, nous mesurons le temps comme lui; nous avons le même sens du Beau, du Divin et de l'Ineffable; nous connaissons les mêmes angoisses, les mêmes espoirs, les mêmes exaltations. Parcourir Pise, Sienne, Arezzo ou Florence, c'est un peu parcourir l'histoire de notre propre conscience.

  • Revoir les mosaïques byzantines de Ravenne, les fresques de Giotto à Assise, les reliefs des Pisano à Pérouse est certes un privilège; mais ce voyage a une autre ambition celle de rétablir dans tout son équilibre, dans toute son harmonie, cette triade sans laquelle la Renaissance serait restée affaire de concepts. Pour qu'un chef-d'oeuvre prenne naissance, disait-on alors, il faut que se conjuguent au premier jour les forces d'un artiste, celles d'un humaniste, celles encore d'un prince. Grâce à la chronique, les artistes ont su gagner l'immortalité de Fra Angelico à Vinci, de Donatello à Michel-Ange, de Brunelleschi à Vignola, tous ont su garder leur place dans l'univers de nos références. Les humanistes eux aussi ont survécu, aux côtés de ces peintres, de ces sculpteurs, de ces architectes dont ils ont soutenu et souvent inspiré la carrière un Marsile Ficin, un Pic de la Mirandole, un Ange Politien nous remettent en mémoire ces temps heureux où le Savoir était vraie noblesse. Mais trop souvent on néglige les princes, réduisant leur rôle à celui de commanditaires, ou pire encore de ``payeurs'', oubliant tout l'enthousiasme, toute la ferveur, tout l'engagement aussi dont ils ont fait preuve en élaborant cet Ordre nouveau qu'ils nous ont légué.

  • Patrie d'Archimède, d'Empédocle, d'Antonello de Messine, des Gagini, de Giacomo Serpotta, d'Alessandro Scarlatti et de Vincenzo Bellini, de Luigi Pirandello et de Leonardo Sciascia, la Sicile exerce sur tous ceux qui l'abordent la plus étrange fascination; car sa terre, que trop souvent l'on dit aride, sut donner le jour à toutes les formes du génie, sut exalter tous les orbes de la sensibilité. Tour à tour phénicienne, grecque, romaine, byzantine, sarrasine, normande, angevine, espagnole, italienne enfin, elle eut dès les origines la vocation d'être multiple la Trinacria des historiographes antiques, ce triangle presque parfait, ne regarde-t-elle pas à la fois au Nord vers l'Europe, au Sud vers l'Afrique, et à l'Est vers le lointain Orient? Outre les contrastes extrêmes de sa nature première, l'île offre donc au voyageur l'heureuse complémentarité des courants, des idées, des esthétiques qui se sont essayés au fil des siècles à forger son identité l'or des mosaïques byzantines y répond à l'exubérance du baroque espagnol, cependant que la douceur des jardins arabes transfigure la pureté blonde des colonnades doriques.