ALLEMAGNE

Principaux sites concernés

  • Dès la fin du XVIe siècle, en pleine Contre-Réforme, un langage plastique nouveau, révolutionnaire, voit le jour usant de lignes simples, austères parfois, de volumes puissants, d'effets dramatiques d'ombre et de lumière affrontées, de contrastes savants de faux marbres et d'ors éclatants, le baroque s'impose pour la première fois à Rome, dans l'Eglise du Gesù de Vignola et de Della Porta, puis gagne la Basilique Saint-Pierre de Maderna et de Bernin, pour atteindre Venise, Turin, et de là toute l'Europe du Nord, l'Allemagne, l'Autriche, la Bohême, et plus loin encore la Russie. C'est à quelques-uns des chefs-d'oeuvre de ce Croissant d'Or que nous consacrerons ce voyage, à l'Allemagne du Sud et à la Bavière en particulier qui, dès le début du XVIIIe siècle, sous l'emprise de princes et de prélats riches et ambitieux, surent en exalter les fastes, en exacerber la magnificence, jusqu'à faire triompher ce vertige de l'ornement que l'on désigne sous le nom de rococo.

  • Capitale des arts, Berlin compte quelques-uns des musées les plus riches du monde au coeur de Dahlem, ce quartier résidentiel de villas souvent extravagantes, les Staatliche Museen forment une véritable cité où se regroupent les chefs-d'oeuvre de la peinture occidentale, les sculptures étranges du lointain Orient, les prodiges de l'orfèvrerie médiévale, les totems de Nouvelle-Calédonie. Plus loin, la Museuminsel abrite, autour des reliefs grandioses de l'Autel de Pergame, les trésors de l'archéologie proche-orientale. Nefertiti, souveraine, au centre de l'ägyptisches Museum de Charlottenburg, et la Colombine de Bustelli sur le Kunstgewerbemuseum. Mais il n'y a pas à Berlin que des musées Frédéric II le Grand, admirateur de Bach et ami de Voltaire, a doté sa capitale de résidences sans pareilles, Charlottenburg, le Neues Palais, Sans-Souci, où flotte encore, suprêmement élégant, l'esprit du Siècle des Lumières.